MIME-Version: 1.0 Content-Type: multipart/related; boundary="----=_NextPart_01C8B836.7EC0D2D0" Ce document est une page Web à fichier unique, ou fichier archive Web. Si ce message est affiché, votre navigateur ou votre éditeur ne prend pas en charge les fichiers archives Web. Téléchargez un navigateur qui prend en charge les archives Web, par exemple Windows® Internet Explorer®. ------=_NextPart_01C8B836.7EC0D2D0 Content-Location: file:///C:/2F765305/Lemusclesquelettique.htm Content-Transfer-Encoding: quoted-printable Content-Type: text/html; charset="us-ascii"
Le muscle squelettique
L’unité de base du tissu musculaire
squelettique est la fibre musculaire. Ces fibres s’apparentent &agrav=
e;
de longues formes cylindriques contenant noyaux, mitochondries,
réticulum endoplasmique et myofibrilles (Tortora et al. 1994). Les
fibres sont disposées parallèlement. Elles mesurent de 10
à 100 μ
est formée de la fusion de plusieurs centaines de cellules
appelées myoblastes. Les noyaux des fibres musculaires sont
accolés à la membrane plasmique (sarcolemme), ne nuisant pas =
aux
éléments contractiles. Chaque fibre musculaire est form&eacut=
e;e
de myofibrilles, elles-mêmes constituées des structures contra=
ctiles
(Figure 1).
Plusieurs couches de tissus conjonct=
ifs
séparent et protègent les composantes des muscles squelettiqu=
es.
L’endomysium sépare chaque fibre musculaire, le périmys=
ium
organise de 10 à 100 fibres musculaires en faisceaux et
l’épimysium est la couche extérieure qui enveloppe tout=
le
muscle. Ces membranes fournissent des fibres collagènes aux tissus
conjonctifs qui attachent le muscle à d’autres structures (mus=
cle,
os, tendons) (Figure 1).

Figure
1.1: Anatomie du muscle squelettique au niveau macroscopique et microscopiq=
ue.
On distingue trois principaux types =
de
fibres musculaires squelettiques, variant selon leur teneur en myoglobine,
nommées fibres rouges, fibres intermédiaires ou fibres blanch=
es
(Tortora et al. 1994). La myoglobine est une protéine qui emmagasine
l’oxygène à l’intérieur du muscle. Les fib=
res
rouges possèdent plus de mitochondries et de capillaires que les
blanches. Les types de fibres possèdent aussi des métabolismes
différents, comme une teneur variée en ATPase (adénosi=
ne-triphosphatase),
résultant en différentes vitesses de contraction et
différentes résistances à la fatigue. La classificatio=
n se
dessine ainsi :
Fibres de =
Type I
:
fibres oxydatives à contraction lente et résistantes à la fatigue . Ces fib=
res
contiennent beaucoup de myoglobine, de mitochondries et de capillaires (fib=
res rouges).
Ce sont des fibres qui scindent lentement l’ATP
(adénosine-triphosphate) et sont petites en diamètre. Elles s=
ont
surtout retrouvées dans les muscles posturaux comme les muscles du c=
ou.
Fibres de =
Type
IIA : fibres oxydatives à <=
span
class=3Dbold>contraction rapide et r&ea=
cute;sistantes
à la fatigue . Ces fibres contiennent beaucoup de myoglob=
ine,
de mitochondries et de capillaires mais, elles possèdent une colorat=
ion
intermédiaire (fibres intermédiaires). Elles se retrouvent
généralement en grand nombre dans les muscles de la jambe des
athlètes.
Fibres de =
Type
IIB : fibres glycolytiques &agrav=
e; contraction rapide et sens=
ibles
à la fatigue . Ces fibres contiennent peu de myoglobine, =
de
mitochondries et de capillaires (fibres blanches). Elles ont une haute tene=
ur
en glycogène et possèdent le plus grand diamètre. On l=
es
retrouve en grand nombre dans les muscles du bras.
Les fibres oxydatives produisent de
l’ATP par le système aérobique, tandis que les fibres
glycolytiques le produisent par le système anaérobique
(système plus lent, donc les fibres sont plus sensibles à la =
fatigue).
Même si la plupart des muscles squelettiques contiennent une combinai=
son
des trois types de fibres, les fibres d’une même unité
motrice sont toutes d’un seul type. Une unité motrice est
formée par un neurone moteur ainsi que toutes les fibres musculaires=
que
ce dernier stimule. Les différents types sont utilisés selon =
le
besoin de la contraction. Par exemple, un effort léger,
nécessitant une faible contraction, n’activera que les
unités motrices reliées aux fibres de type I (contraction len=
te);
un effet plus soutenu (contraction forte) activera les fibres à
contraction rapide de type IIB et un effort intense, nécessitant une
contraction maximale, activera en plus les fibres IIA qui sont
résistantes à la fatigue.
Un athlète qui effectue un sp=
ort
d’endurance (course ou natation par exemple) modifie graduellement
certaines fibres glycolytiques (type IIB) en fibres oxydatives (type IIA).
Généralement, le nombre total des fibres musculaires
squelettiques ne varie pas. Ces fibres musculaires transformées
présentent un diamètre plus élevé, un nombre de=
mitochondries
et de capillaires plus grand et une force accrue. Dans ce type
d’entraînement, la masse musculaire augmente peu. En oppos&eacu=
te;,
les haltérophiles, qui demandent une force élevée pend=
ant
un court laps de temps, accroissent la taille et la force des fibres
glycolytiques à contraction rapide. Cet accroissement de la taille e=
st
dû à une synthèse accrue des filaments fins et
épais.